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Flammes jumelles : et si on arrêtait avec les étiquettes ?

20 sept.
10 min de lecture

À toi qui ouvres cette nouvelle page du Journal… bienvenue. 🪶


Lorsque j'ai compris que je vivais un parcours de flammes jumelles, j'ai beaucoup lu et écouté pour essayer de comprendre ce que je traversais.


Avec le temps, j'ai appris à davantage me fier à mes propres ressentis.


Pourtant, il m'arrive encore de tomber sur des contenus FJ qui peuvent provoquer chez moi de l'agacement, voire parfois de la colère. Et aujourd'hui, avec du recul, mais aussi un petit « coup de gueule » 😁, je ressens le besoin de m'exprimer.


Quand « flamme jumelle » devient une étiquette


Je trouve qu’aujourd’hui, les mots « flamme jumelle », « Runner »… sont partout. Ils attirent l’œil, génèrent beaucoup de vues, on en fait un véritable business parce que c’est vendeur, et c’est devenu un véritable « effet de mode » qui ouvre la porte à la confusion et à la critique.


D’autant plus qu’en lisant les fameuses « étapes », les signes ou les caractéristiques que l’on retrouve un peu partout, on peut finir par faire entrer beaucoup trop de relations dans la case « flammes jumelles ».


Eh oui ! Les personnes qui vivent ce parcours ne peuvent pas toujours être comprises de l’extérieur, du moins par celles qui ne vivent pas ce lien.


Désolée de le dire aussi cash — enfin, pas vraiment désolée 😁 —, mais c’est réel. Et je ne rabaisse personne en disant ça, mais disons-le.


Pourquoi ?


Parce que certaines personnes minimisent, banalisent, voire ridiculisent ce parcours et ce lien, simplement parce qu’elles n’en comprennent pas l’intensité.

Et ça, c’est du vécu.

On a cherché à me séparer de mon Runner, à me dire que j’étais « folle », que ce n’était pas ça, l’Amour… Et à force de passer pour une « folle », de me sentir incomprise par l’extérieur, j’ai moi aussi essayé de couper. De tourner la page. De me convaincre que tout ça n’existait pas.


Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça.


Lorsque tu rencontres ta flamme jumelle, le processus s’enclenche. Tu peux essayer de t’en éloigner, de ne plus y penser, de reprendre ta vie comme si rien ne s’était passé… mais ce que cette rencontre est venue réveiller en toi finit par revenir, parfois même lorsque tu ne cherches plus rien.


Alors, j’ai arrêté d’en parler pour me protéger et j’ai traversé ce parcours, avec ses tempêtes émotionnelles, ses tsunamis qui te dépouillent, « seule » — mais tout va bien 😁 !


Et tu sais quoi… ? J’en suis fière. Fière d’avoir réussi à surmonter ces obstacles —« le mot est faible » 😂 —, fière de moi, de ne pas avoir écouté l’extérieur, mais mon cœur. 🤎


Seulement, ça me rappelle à quel point il peut être douloureux de ressentir qu’il y a quelque chose d’intense avec cette personne qui « nous tombe du ciel », comme j’aime le dire. Cette évidence, alors qu’au début, il n’y a parfois rien dans la matière qui puisse montrer une quelconque logique.


Et pourtant, on ne nous laisse pas toujours traverser ce parcours à notre manière. Non… On préfère parfois nous expliquer la vie et nous dire ce qui est bon pour nous, en bafouant au passage nos propres ressentis.


« Flamme jumelle » ne justifie pas tout accepter

L’étiquette FJ ne doit jamais servir à transformer un comportement malsain en comportement spirituellement acceptable.

Il me fuit → c’est mon Runner.

Il m’ignore → c’est mon Runner.

Il revient et repart en se jouant de moi → c’est normal, c’est le parcours. 😏🙄


Ce genre de croyances peut enfermer certaines personnes dans une relation toxique à laquelle elles continuent de s’accrocher, persuadées d’être dans un lien fort.


Et je vais te révéler un secret incroyable… 😏 Être dans un parcours de flammes jumelles ne signifie pas devoir tout accepter au nom du lien.


Eh oui… se respecter soi-même, c’est aussi savoir faire preuve de discernement et poser ses propres limites. Parce qu’au bout du compte, personne ne peut les poser à notre place : elles relèvent aussi de notre responsabilité personnelle.


Prenons un exemple : le Runner qui fuit.

Dans la logique, tu pourrais simplement penser : « Il se fiche de moi. » Pourtant, lorsque la vie nous permet d’avoir un contact… Une apparition rapide — oui, parce qu’il ne faut pas trop pousser non plus 😂= une blessure non guérie qui remonte = intérieurement, ça tangue = deux semaines de boulot. 😂


Et malgré tout ça, tu ressens toujours cette connexion, cette évidence.


Mais c’est précisément ici que nous sommes invités à nous recentrer sur nous-mêmes :

qu’est-ce qui demande encore à être guéri en moi ?

Parce que ce lien avec notre flamme jumelle peut aussi venir enclencher la guérison et la libération de certaines de nos blessures. D’abord pour nous-mêmes, puis au sein du lien.

Et pourtant, très vite, le Runner se ferme et reprend la fuite. 🏃‍➡️


Et s’il était simplement venu te montrer 👀 ce qui n’était pas encore guéri en toi ?


C’est aussi ainsi que je comprends une partie de son rôle dans ce parcours. Il ne le fait pas nécessairement consciemment, avec l’intention de nous blesser ou par méchanceté.


À travers le lien et ce qui se joue entre nous, certaines blessures remontent, parfois avec une intensité déconcertante.


Avec le temps, j’ai compris cette fuite autrement. Non plus seulement comme un comportement qui me faisait souffrir, mais comme un miroir de mes propres insécurités, notamment sur le plan affectif : la fameuse dépendance affective. 😵‍💫


Parce que pendant que lui prend la fuite, qu’est-ce qu’on fait, chers amis Chasers ? 😏 On s’accroche comme une moule à son rocher. 😂


On cherche à retenir, à comprendre, à se rassurer à travers lui… et finalement, on n’est soi-même ni dans sa sécurité affective ni dans sa sécurité émotionnelle.


Alors forcément, si on s’accroche à lui pour qu’il vienne combler cette insécurité, comment pourrait-il trouver, lui aussi, un espace suffisamment sécurisant pour respirer ?


C’est là que, pour moi, l’effet miroir prend tout son sens.


Le comportement du Runner ne signifie pas qu’on doit tout accepter sous prétexte que « c’est le parcours ». Au contraire. Il peut justement venir mettre en lumière ce qu’on a à regarder, à guérir ou à transformer en nous.


Et lorsqu’on le comprend, on ne cherche plus uniquement à faire changer son comportement : on commence par changer notre propre positionnement.


Et c’est aussi comme ça, de mon point de vue, que le lien peut évoluer.


Un lien de flammes jumelles peut être confrontant, extrêmement intense et faire remonter énormément de choses, sans que cela signifie pour autant que les disputes, les humiliations ou le manque de respect constituent la définition du parcours.


Le Runner n'est pas seulement « celui qui fuit »


Il y a cette idée qui ressort beaucoup et qui m’agace personnellement :

Runner = celui qui fuit.

Chaser = celui qui travaille sur lui et qui fait tout dans le parcours.

 

J’aimerais qu’on arrête de faire du Runner le méchant et du Chaser l’élève modèle 😇😂, et qu’on redonne au Runner son rôle, qui est tout aussi important que celui du Chaser.

 

Ce n’est pas qu’il ne fait rien ou qu’il travaille moins que le Chaser. Lui aussi est profondément bousculé par ce lien et en souffre, mais d’une manière différente.

 

Avec le temps, j’ai compris la fuite du Runner autrement : je ne la ressens pas comme une fuite de l’Amour, mais comme une fuite face à une intensité qu’il n’était pas prêt à accueillir.

 

Si on regarde la fuite du Runner autrement que comme un simple « il fuit », on peut aussi se demander : « Qu’est-ce que cette fuite déclenche en moi ? » Et là, bien souvent, on peut tomber sur une blessure qui demande à être guérie : dépendance affective, besoin d’être rassuré par l’autre, peur de l’abandon…

 

Selon mon expérience, j’ai vécu sa fuite et son silence comme un abandon et une injustice, car cela me faisait souffrir et, selon ma perception, lui vivait sa meilleure vie sans se soucier de moi.

Mais ce que j’ai compris, c’est que le Runner n’est pas là pour te rassurer ou combler ta propre insécurité. C’est à toi d’aller chercher cette sécurité en toi.

N’oublions pas, avant tout, que nous sommes un duo et que, dans ma perception de ce parcours, le lien reste constamment connecté, même lors de la séparation.

 

Dans ma perception de ce parcours, nous échangeons des informations de manière énergétique. Parfois, elles se manifestent très subtilement ; d’autres fois, elles peuvent être ressenties avec beaucoup plus d’intensité, jusque dans le corps, à travers certaines sensations ou douleurs physiques.

 

Il m’arrive de ressentir soudainement une émotion très forte que j’identifie comme liée à cette connexion. Avec le temps, j’ai fini par comprendre que certaines de ces émotions pouvaient me conduire vers quelque chose qui demandait à être regardé en moi.

 

Et je comprends aujourd’hui que nous recentrer sur nous-mêmes et avancer dans la guérison de nos propres blessures peut modifier quelque chose dans la dynamique du lien, permettant aussi au Runner de se confronter à ce que son propre cheminement vient réveiller en lui.

 

Alors oui, j’ai envie de remercier les Runners, et particulièrement mon cher Runner 🤎, parce que leur rôle est bien plus important que l’image de « celui qui fuit » qu’on veut parfois leur donner.


Et si nous regardions ce que le parcours vient réellement transformer ?


 Et puis il y a les fameuses « étapes » du parcours : la rencontre, la séparation, la nuit noire de l’âme, la guérison des blessures, le retour à soi, l’alignement… et enfin, la fameuse réunion. 🎉


Présentées de cette manière, on pourrait presque croire qu’il suffit de les franchir les unes après les autres jusqu’à atteindre l’objectif ultime : le retour du Runner.


Comme si tout le travail fait sur nous, toutes les blessures traversées, toutes les remises en question et tous les bouleversements vécus avaient finalement une seule récompense :

il revient.

Et c’est justement là qu’il y a, pour moi, une énorme différence : travailler sur soi avec l’intention de faire revenir son Runner, c’est rester dans le contrôle et l’ego.


Et rester dans cette énergie d’attente peut aussi figer la dynamique du lien, jusqu’à freiner ce retour que l’on cherche justement à provoquer.

Alors arrêtons de transformer le parcours en programme scolaire dont la remise de diplôme serait le retour du Runner. 🎓😂

Cette fameuse réunion fait beaucoup rêver et, en même temps, apporte une certaine pression. Comme si réunion = retour du Runner = finalité.

Et après ?

On vit tranquillement en couple avec au programme : la maison, les enfants, le chien, le chat, le poisson rouge, les courses du samedi et le repas chez les beaux-parents le dimanche… 😂


Sérieux ? On pense vraiment qu’on rencontre notre flamme jumelle et qu’on traverse toutes ces « étapes » pour finir juste en couple ?


Ça fait beaucoup de solitude, de défis, de nettoyages et de libérations énergétiques… pour finir ainsi. 😵‍💫


D’après ma compréhension, le retour du Runner est plutôt une nouvelle « étape », un nouveau cheminement à deux.


D’autres apprentissages, d’autres compréhensions se présenteront sur notre route, toujours au service de notre propre évolution personnelle, celle de l’un et de l’autre, mais aussi de celle du lien.


Et surtout, personne n’a la réponse à ton propre parcours.


Alors oui, tu peux lire beaucoup d’informations qui peuvent résonner en toi, mais n’oublie pas qu’elles restent générales.


Chaque parcours, chaque lien, chaque duo est unique et t’appartient.


Et parmi tout ce que ce parcours est venu transformer chez moi, il y a aussi ma manière de regarder ce que j’appelle la réalité.

Ce que l’on voit extérieurement ≠ forcément tout ce qui existe.

L’extérieur peut lui aussi jouer un rôle dans notre parcours. Certaines personnes peuvent nous trahir, nous manipuler ou tenter de nous éloigner de ce que nous ressentons profondément, parfois en nous transmettant consciemment de fausses informations sur notre Runner.


Mais ce n’est pas toujours intentionnel. D’autres peuvent simplement nous transmettre leur propre interprétation de ce qu’elles voient, de ce qu’elles comprennent de la situation, avec leurs propres filtres, leurs peurs ou leurs croyances.


Et là encore, nous pouvons choisir de regarder ce que cette expérience vient nous montrer : notre capacité à discerner, à ne pas prendre pour vérité tout ce qui vient de l’extérieur et à revenir à ce que nous ressentons profondément.


Parce que ce parcours nous apprend aussi à écouter ce que TU SAIS profondément en toi, malgré ce que l’extérieur peut te montrer, te raconter ou tenter de te faire croire.


Ce fameux « JE SAIS » intérieur.


Derrière l'étiquette, qu'est-ce que je suis réellement en train de vivre ?


Finalement, ce petit « coup de gueule » 😁 n’était peut-être pas seulement dirigé contre ce que je peux lire sur les flammes jumelles. Il me rappelle surtout à quel point je refuse aujourd’hui de réduire ce parcours à une étiquette, à un effet de mode, à une succession d’étapes ou au simple retour du Runner.

 

« Flamme jumelle », « Runner », « Chaser », « séparation », « réunion »… ce ne sont que des mots que l’on utilise pour tenter de mettre un peu de compréhension sur quelque chose qui, parfois, nous dépasse complètement.

 

Ils peuvent nous aider, nous rassurer, mettre du sens sur ce que l’on traverse… mais ils ne devraient jamais nous faire oublier l’essentiel : ce que nous sommes réellement en train de vivre, de ressentir et de transformer en nous.


Alors peut-être qu’au lieu de chercher sans cesse à savoir où nous en sommes, quelle sera la prochaine « étape » ou ce que fait notre Runner… nous pouvons simplement revenir à nous-mêmes et nous demander :

Derrière toutes ces étiquettes, qu’est-ce que ce parcours est en train de m’apprendre sur moi ?

J’ai envie de terminer avec un avis très personnel, après toutes ces années :

 

Ce parcours est magique ✨

 

Oui, il est exigeant, parfois inconfortable — et pas à cause de notre Runner 😉. Mais il nous offre aussi une évolution personnelle, un retour à soi tellement apaisant.

 

À mes yeux, rencontrer sa flamme jumelle, c’est aussi enclencher un véritable processus de guérison intérieure. Et c’est réellement un job à temps plein 😂.


Alors, à chaque flamme jumelle qui me lit, je souhaite que tu profites pleinement de ton voyage 💖.

 

Que malgré les moments difficiles, tu continues à croire en toi et en ton Runner.

 

Et qu’avec le temps, tu puisses comprendre que chaque situation n’est pas là pour te punir ou te faire du mal, mais qu’elle peut aussi te permettre de mieux te comprendre, de t’ouvrir et de découvrir tout le potentiel que tu as en toi ✨.


Merci de m'avoir lue. Prenez soin de vous.🤎



Prenez ce qui résonne avec vous et laissez le reste. Ces mots sont issus de mon expérience, de mes ressentis et de mon propre cheminement. Ils ne sont pas une vérité absolue : chaque parcours est unique et chacun avance à son propre rythme.




 
 
 

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